Un jour, Jean Gabin s’est fait arracher une dent. Quelques jours plus tard, il a reçu une enveloppe de la part de son dentiste.

Un jour, Jean Gabin s’est fait arracher une dent. Quelques jours plus tard, il a reçu une enveloppe de la part de son dentiste.

Un jour, Jean Gabin s’est fait extraire une dent. Quelques jours plus tard, il reçoit une enveloppe du cabinet dentaire.

Pensant qu’il s’agissait d’une facture, il l’ouvre et découvre, à sa grande surprise, des billets de banque accompagnés d’un petit mot :

« J’ai vendu votre dent à l’une de vos admiratrices. Elle la porte désormais comme un porte-bonheur. J’ai déduit le montant des soins, et je vous envoie le reste. »

Pendant ce temps, dans le cabinet dentaire « Schwarzmann et Fils », le vieux Izaak Schwarzmann termine de compter une épaisse liasse de billets, quand son fils entre dans la pièce.

— Alors, papa, comment ça va aujourd’hui ?

— Merveilleusement bien, mon fils ! J’ai vendu huit autres dents de Gabin ! Que Dieu bénisse cet homme et toutes ses admiratrices !

— Et nos patients… ceux qui ne se doutent même pas qu’on leur implante des dents de Gabin !

Les deux Schwarzmann éclatèrent de rire. Puis le père, les yeux dans le vide, ajouta d’un ton rêveur :

— Ah, mon fils… si seulement Alain Delon franchissait un jour la porte de notre cabinet..

— Alors, papa, comment ça va aujourd’hui ? — Merveilleusement bien, mon fils ! J’ai vendu huit autres dents de Gabin ! Que Dieu bénisse cet homme et toutes ses admiratrices !

— Et nos patients… ceux qui ne se doutent même pas qu’on leur implante des dents de Gabin !

Les deux Schwarzmann éclatèrent de rire. Puis le père, les yeux dans le vide, ajouta d’un ton rêveur : — Ah, mon fils… si seulement Alain Delon franchissait un jour la porte de notre cabinet..

Jean Gabin et Alain Delon